Évaluation d’un projet de construction d’un parc éolien

Cette étude de cas présente l’évaluation d’un projet fictif de construction d’un parc éolien terrestre en France d’une capacité de 904 GWh/an. Le nombre d’éoliennes nécessaire est de 143. Il a été calculé en supposant une capacité de 3MW par éolienne et un facteur de charge de 24%.

 

Faute de données disponibles sur des projets réels nous avons été contraints de poser un certain nombre d’hypothèses et de déduire les valeurs d’entrée du modèle de la littérature (ADEME (2015), Commission de Régulation de l’Énergie (2014), DDT de l’Yonne (2018) articles publiés dans des revues académiques, etc.)

  • Coûts et bénéfices pour le distributeur d’électricité et la population

Le graphique ci-contre présente les coûts/bénéfices cumulés pour les usagers et la population induits par le projet sur une fenêtre d’observation de 20 ans. La population supporte un coût de plus de 2 milliards d’euros sur 20 ans, tandis que le distributeur d’électricité retire un bénéfice d’environ 350 millions d’euros sur la période.

Le graphique suivant propose une analyse plus détaillée des coûts pour la population sur la même période. Le coût pour la population se répartit entre i) la consommation HT et l’abonnement ; et ii) les taxes et contributions. La population supporte un coût sur 20 ans d’environ 1,4 milliards d’euros pour la consommation et l’abonnement, et d’environ 800 millions d’euros de taxes et contributions.

L’absence de bénéfices pour la population s’explique ici par le fait que le parc éolien est construit dans un pays où la population dispose déjà d’un accès à l’électricité. La construction d’un parc éolien dans un pays développé se justifie, non par les bénéfices non marchands pour la population, mais par les bénéfices environnementaux induits par le remplacement d’une centrale thermique, par exemple. Si un tel projet était réalisé dans un pays où la population est, au moins en partie, privée d’électricité, les bénéfices pour la populations seraient alors largement positifs.

  • Coûts et bénéfices pour l’entreprise porteuse du projet

La balance coûts/bénéfices de l’entreprise porteuse du projet montre un coût d’investissement élevé sur les trois premières années, qui correspondent à la phase de construction, puis une croissance régulière des recettes sur les années suivantes. Le délai de récupération est de 15 ans.

  • Coûts et bénéfices pour l’État

Ce graphique présente l’écart entre le PIB généré par le projet et les coûts supportés par l’État. On observe un effet largement positif sur le PIB durant la phase de travaux avec un surplus de PIB par rapport aux coûts supportés par l’État de près de 300 millions d’euros. Durant la phase d’exploitation, le projet génère un PIB supérieur aux coûts supportés par l’État. À horizon 20 ans, l’écart entre le PIB et les coûts s’élève à près de 450 millions d’euros.

Le graphique ci-devant présente le bénéfice budgétaire actualisé du projet avec une analyse de sensibilité au taux d’actualisation budgétaire qui varie de 0% à 5%. Quel que soit l’horizon temporel retenu et le taux d’actualisation budgétaire, le projet génère un bénéfice budgétaire largement positif.

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